26 septembre 2016

10 règles de survie quand on travaille à la maison

10 règles de survie pour le homeworking"Tu travailles chez toi, c'est cool"
Cool... Je ne sais pas si c'est vraiment le terme adéquat! Certes travailler chez soi présente quelques bons côtés mais ça exige une discipline de fer si on veut que le homeworking perdure et son efficacité aussi. Que ce soit à votre compte ou en télétravail, je vous propose aujourd'hui 10 conseils pour éviter les écueils du travail à la maison et n'en garder que les avantages! Il est bien évident que toutes ces clés sont un peu orientées "femme avec enfants" (désolée, c'est le vécu qui parle) mais beaucoup sont transposables. Vos suggestions sont d'ailleurs les bienvenues.
Allez, vous êtes prêts? C'est parti!

1- On délimite son espace de travail.

Et on le défend férocement, un peu comme un rottweiler défendrait son os. Hors de question que le petit dernier n'y introduise ne serait-ce que l'ombre d'un chapeau de Playmobil (c'est mignon mais c'est pas pro), ni que votre tendre moitié ne l'investisse d'un tournevis et d'une clé pour être prêt à dégainer le jour où l'envie furieuse de réparer le robinet de la salle de bain qui fuit va lui tomber dessus (appeler un plombier serait peut-être une solution mais nuierait gravement à la virilité de monsieur). Votre bureau, c'est votre bureau. Point. C'est la première règle et elle est essentielle si vous voulez que votre travail soit pris au sérieux par le petit monde qui vous entoure en général, et par vous-même en particulier.

2- On est belle quoi qu'il arrive.

Eh oui, travailler à la maison veut dire travailler avant tout. Personne ne sort travailler en pyjama. Vous non plus! Donc on s'habille avec soin, on se maquille et on se coiffe. Peu importe que l'on passe une journée entière derrière son écran. Et puis si un rendez-vous client impromptu surgit (si si, ça arrive!), on est prête. Dans tous les cas, même s'il n'y a pas d'imprévus, une belle image de soi est fondamentale pour parvenir à tenir la longueur!

3- On se fait un planning de ministre.

Et on s'y tient! Quand vous n'avez personne sur votre dos pour vous imposer des délais (sauf gros contrat en cours), le spectre terrible de la procrastination est toujours là. Ne parlons pas des débuts du lancement d'une nouvelle activité: oh surprise, on ne croule pas (tout de suite!) sous les commandes. Donc un bel et gros agenda et un temps imparti en début de semaine pour faire son planning est indispensable et permet de savoir où l'on va. D'accord, mais on le remplit de quoi? Mais de tout! On prospecte, on lit, on continue à se former, on invente, on innove, on rencontre des collègues, on organise des événements... Il y a mille et une choses à plannifier, avec un peu d'imagination et surtout beaucoup de volonté!

4- On rompt la monotonie des jours.

La perspective des journées qui se suivent et se ressemblent est un ennemi redoutable du travail "à la maison". La solution? S'imposer au moins une sortie par jour. C'est indispensable pour la qualité de votre travail et votre bonne santé mentale. Donc concrètement, on s'organise une ou deux activités sportive ou artistique par semaine (c'est bon pour le corps et l'esprit, on nous le répète à tour de bras!). Sur l'heure de midi... c'est mieux! Car sinon, on empiète sur le temps de travail et n'oubliez pas, il y a un planning à tenir! On peut aussi prévoir au moins une exposition par semaine et un déjeuner par-ci par-là: parler de votre activité va la maintenir vivante et crédible à vos propres yeux, surtout en période creuse. Quoi qu'il en soit, sortir permet forcément de rencontrer du monde et donc de... communiquer. CQFD!

5- On entretient son réseau.

Un bon réseau professionnel, c'est fondamental et ça se cultive, même quand on travaille chez soi. Et figurez-vous qu'il est beaucoup plus étendu que vous ne l'imaginez. Réseaux sociaux, anciens collègues, professionnels exerçant la même activité que vous... Les connexions sont multiples et sont à entretenir absolument pour vous faire connaître (ou ne pas vous faire oublier!). C'est d'ailleurs très souvent au travers de rencontres improbables que naissent des projets auxquels on n'aurait peut-être pas pensé tout seul.

6- On sait se montrer indisponible.

Autre point fondamental. Un des points clés d'ailleurs, pour rester motivée et être persuadée que vous faites un VRAI travail. Et cette certitude, elle passe aussi par le regard que les autres portent sur vous, lequel dépend de l'image que vous renvoyez. Euh, vous suivez? En gros, si vous êtes toujours disponible pour accompagner les sorties scolaires, pour couvrir des livres à la médiathèque entre 14h et 16h le mardi après-midi ou pour animer bénévolement un atelier poterie le vendredi après-midi, il y a fort à parier que votre image de working girl va en pâtir sérieusement et qu'en plus, vous serez de plus en plus sollicitée. Donc on apprend à dire NON sans aucune culpabilité. Vous travaillez... C'est tout!

7- On use et abuse de la cantine.

Si les enfants commencent l'école à 8h45, qu'ils la terminent à 11h45 pour recommencer à 13h30 et finir ensuite à 16h30, votre plage de travail est réduite comme une peau de chagrin et vous aurez constamment l'impression de ne rien mener au bout. Je vous assure qu'il n'existe pas d'enfants traumatisés pour cause d'abus de mangeage cantinesque, voire même il arrive qu'ils soient plutôt contents: la récré est plus longue! Difficulté majeure: un prix exorbitant. Dans ce cas-là, pourquoi ne pas s'organiser avec d'autres familles pour des repas pris alternativement dans chaque maison? Même si vous êtes de repas une fois par semaine, c'est toujours ça de gagné!

8- On arrive en retard à la sortie de l'école.

Et de préférence en courant... comme les autres! Bon, ça, ça demande un peu de volonté! Car en toute bonne et culpabilisée mère que nous sommes, si on est à la maison, c'est que forcément, on peut (et donc on doit) être à l'heure à l'école! Fi ma chère! Une femme qui travaille est débordée. Même si l'activité n'en n'est qu'à son tout début, même (et surtout) si on n'a pas autant de travail que l'on voudrait. Renvoyer l'image d'une personne très occupée professionnellement contribuera à booster l'énergie dont vous avez besoin pour réussir.

9- On n'entreprend aucune tâche ménagère sur les heures de travail.

Facile à dire (à écrire plutôt), mais peut-être l'une des règles les plus difficiles à tenir. Il faut savoir résister devant la pile de linge à repasser ou le frigo vide: ils vont devoir patienter jusqu'à la fin des horaires de travail que l'on s'est imposés (cf le point 3!). En plus, entreprendre les corvées quand tout le monde est là vous offre l'opportunité de solliciter les bonnes (ou mauvaises?) volontés et de répartir équitablement les tâches. Cela vous permet par la même occasion de tester vos capacités managériales: quand votre activité se sera tellement développée que vous aurez besoin d'embaucher, vous serez prête. Oui, il faut y croire!

10- On sait s'offrir un break!

Allez, on ne va pas se mentir, c'est quand même très confortable d'être l'unique maître de son emploi du temps (même si ça ne nourrit pas toujours son homme, sa femme en l'occurrence!). Une journée sans "rien faire" de temps à autre, rien que pour soi. Sous des airs d'école buissonnière, vous verrez que finalement, il se peut qu'il en sorte quelque chose de génial!


Voilà... Liste non exaustive, comme de bien entendu! Et si vous avez d'autres petits trucs pour bien (et mieux) travailler chez vous,  (et même si vous êtes un homme!), n'hésitez pas à les partager!
A très bientôt.

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15 septembre 2016

Parabole du failli, Lyonel Trouillot

Lyonel Trouillot La parabole du failliOn ne connaît souvent d'Haïti que la longue liste des malheurs qui l'accablent. Mais Haïti, c'est aussi un pays à la culture exceptionnelle et Lyonel Trouillot, auteur haïtien, en est la magnifique illustration.
La Parabole du Failli, c'est une histoire terriblement belle. Une histoire d'amitié entre trois personnes dont la profondeur fait oublier la pauvreté matérielle dans laquelle elle s'inscrit.
L'écriture est absolument sublime. Chaque mot tombe juste, comme une évidence, et le lecteur se laisse engloutir dans un flot qui ne lui laissera du répit qu'en fermant le livre.
Pour celles et ceux qui connaissent la capitale haïtienne Port-au-Prince, il leur suffira des quelques premiers mots pour y être transporté. Pour les autres, peut-être que ce livre sonnera comme une invitation à aller la découvrir.

Je vous livre un extrait qui peut-être aura une résonance particulière pour qui a déjà dû affronter un deuil d'autant plus dur que d'autres lui ont "volé" le disparu:

"Quand quelqu'un étale sa douleur face à une perte commune, il ne reste aux autres qu'à se mettre en retrait, à lui laisser le disparu, comme s'il était le seul à l'avoir aimé et à souffrir de son absence."
Lyonel Trouillot, Parabole du failli.

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02 septembre 2016

Les cinq bonnes raisons de faire sa rentrée avec Alexandre Jardin

Laissez-nous faire!Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, Alexandre Jardin a bercé une partie de mon adolescence avec son magique Fanfan! Je revois encore les affiches dans le métro (j'étais Parisienne à l'époque): "Le roman d'un jeune homme qui voulut prolonger éternellement les préludes d'un amour" Ouah...  Écrit en gros sur un portrait assez flatteur, il faut l'avouer, du jeune homme qu'il était. Forcément, ça éclairait un tantinet les couloirs lugubres des changements à République!
Les années ont passé, n'est-ce pas, et  l'encre de cet écrivain surdoué a continué à couler. J'avoue avoir été moins assidue sur les romans suivants mais là, je voudrais absolument vous faire découvrir le dernier-né (il me semble... mais je n'ai rien trouvé de plus récent): Laissez-nous faire! On a déjà commencé. Et je vous préviens: c'est à mettre urgemment entre toutes les mains!
C'est en cherchant des informations sur des zèbres d'une autre espèce que j'ai découvert ses zèbres à lui. Ces "faizeux" comme il les appelle aussi. Ceux qui relèvent leurs manches et agissent, pour les autres, sans attendre que quiconque et en particulier l'institution ne leur tendent la main. Et ça marche! A l'instar d'Isabelle Larochette, créatrice de I loge you ou de Vincent Safrat fondateur de Lire c'est partir.
Alexandre Jardin a décidé de mutualiser leurs compétences en fondant un mouvement: BleuBlancZébre, l'idée étant de créer une dynamique nationale à l'image de celle de ces drôles de zèbres. Et à travers eux, de remettre en route notre beau pays la France!
Laissez-nous faire! est l'histoire de la genèse de cette initiative. Alexandre (je vais me permettre de l'appeler Alexandre car après Fanfan et Laissez-nous faire! j'ai presque l'impression de le connaître!) s'appuie sur une pièce en dix actes: les dix événements qui ont marqué sa vie, forgeant son amour pour la France et son désir de ne pas subir pour au contraire, faire. Entre ces dix actes, il raconte l'histoire des zèbres. C'est contagieusement (j'adore inventer des mots!) enthousiasmant et c'est LE LIVRE à se procurer pour vivre pleinement ce début d'année.
En cinq points (comme à l'école, c'est la rentrée!):

  •  D'abord parce que c'est très bien écrit. Ça coule tout seul, c'est enlevé, relevé, bien élevé. Le vocabulaire est merveilleusement choisi. D'ailleurs, je vais oser le lâcher: Alexandre, je suis affreusement jalouse de votre plume.
  • Oh surprise, on apprend que la solution ne vient pas d'un gouvernement que nous pourrions imaginer faible ou incompétent (et nous croire ainsi tout perdus!). Non! La, ou plutôt les, solution(s) vien(nen)t de nous. Et ça, c'est une nouvelle formidable: " [...] nous Français, ne sommes pas des veaux mais bien des zèbres! de drôles de zèbres assez libres pour raisonner en dehors du cadre dans nos territoires quand à Paris cela ne fonctionne plus. J'ose croire que nous serons capables de tirer parti de notre génie." C'est Alexandre qui le dit!
  • Il paraît que tout dépend de notre façon de regarder les choses, pas forcément des choses en elles-mêmes! Autre bonne nouvelle, nous ne sommes pas des victimes; il suffit de regarder autour de nous, la solution est là. Et voilà! changer de regard pour changer le monde: "[...] le réel recèle toujours plus de solutions inattendues que ce qu'on imagine." (Toujours Alexandre!)
  • Tellement simple qu'on l'aurait presque oublié... la joie se décide! Alexandre est là pour nous le rappeler, il n'appartient qu'à nous d'être joyeux :"La joie ne dépend pas des circonstances, ni des baffes inouïes que la vie administre. Elle procède entièrement du coeur ". Et toc!
  • Bon, vous l'avez compris, c'est un livre qui requinque, qui donne envie de vivre et d'agir. "J'aime qu'il se passe quelque chose; et s'il ne se passe rien, je fais en sorte qu'il se passe quelque chose" (Churchill cette fois!)

De façon très personnelle, mon action zébresque consiste à laisser vacante une place chaude et douillette dans l'Education nationale pour aller agir ailleurs... J'attends avec impatience que vous nous partagiez les vôtres!
Bonne journée à tous!






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01 septembre 2016

La garçonnière, Hélène Grémillon

La garçonnièreUn livre pour vibrer!

Nous sommes à Buenos Aires en Argentine. Vittorio retrouve sa femme morte sur le trottoir en rentrant chez lui. Meurtre ou suicide? Il est inculpé et incarcéré, mais sa voisine décide de prouver son innocence... Faut-il préciser que Vittorio est psychanalyste et a la terrible habitude d'enregistrer ses patients?
Hélène Grémillon est l'auteure du sublime Confident qui m'avait déjà enthousiasmée. La garçonnière confirme le talent incontestable de cette écrivaine, même si ce deuxième roman est moins addictif que le premier. On pourrait peut-être dire qu'il a davantage besoin de se laisser savourer. Les personnages sont aboutis et très bien analysés: l'auteure nous fait plonger avec une précision chirurgicale dans les tréfonds de l'âme humaine. Une très jolie lecture... et quelques frissons dans le dos!
N'hésitez pas à partager vos avis...
A bientôt!

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